Lundi 31 mars 2025 sur RADIO FM PLUS 91fm Montpellier l’émission Traces de Lumière de 11h à 12h (rediffusion samedi 05 avril 2025 de 11h à 12) est consacrée à : Sur les chemins de vie mes carnets de route – vous pouvez écouter aussi l’émission par internet et ensuite en podcast. (https://www.radiofmplus.org/?s=traces+de+lumi%C3%A8re)
Extraits de mes carnets de route
Tout se dessine, de l’aube blanche au bleu profond de la nuit, dans des fleurs équinoxiales.
Quand les cloches des chapelles de la vallée sonneront, je suivrai les offices en lisant
Le diurnal et le vespéral tout proche des clairières où se promènent les ondes lumineuses.
Au bord des voiles de la nuitée, j’accompagnerai les chants du crépuscule près de la margelle.
Sur le chemin des silences, toute une panoplie de signes fait une haie de brise-vent
Et de traits d’une douceur familière. Dans tout cela, se forme et se déforme
La trame de notre existence dans l’accomplissement de notre tâche humaine.
Le jour et la nuit célèbrent les noces de sang, de mort et de résurrection.
C’est l’aube première qui recommence et le verbe aimer qui crépite à nouveau.
Je sens le tourbillon de la matière minérale, la sève qui sculpte l’abondance des fruits,
Le sang qui pulse la vie, l’immensité et les particules et l’essence de ma conscience.
Je lis, dans le livre ouvert sur les cantiques et les psaumes, les paroles du veilleur.
Le silence est grain de blé qui enfante sa plénitude et apaise toute fièvre.
Les oiseaux prennent des mesures de complies et rendent visite au lierre.
Je marche dans le flux du monde en reconnaissant l’insigne beauté du crée.
Il y a un temps pour tout et une chapelle de lumière dans toutes les liturgies des hommes.
Je suis un voyageur de la nuit dans le dédale infini des rêves obsédants,
Des ébauches rudimentaires, des douleurs lancinantes et des amours inclinées.
Je parcours les petites aventures près des tonnelles fleuries et des haies odoriférantes.
Les attrayantes illusions donnent à la nuit profonde la science du bien et du mal,
Et convergent vers les cycles immuables des prairies de l’âme.
Parfois un globe de feu embrase les cornes de brume et noircit les eaux primordiales.
Au fond des anses les quelques carnets de bord soulignent la hauteur des vagues,
L’étendue de l’écume, le chant des albatros pélagiques et des buveurs d’horizon.
Ici ou là naissent des îlots abrupts et ravinés par les quatre vents de l’esprit.
Les mots émettent le parfum du cœur, portent la semence de l’arbre de vie,
Suivent les saisons des fleurs et des fruits, et redeviennent des germes de substance.
Il ne faut jamais emprisonner le temps parce que tu ralentis les souffles de ton corps
Qui rythment ta vie et les souffles de l’âme qui sont une profession de foi et de paix.
Le jour accentue une lumière plus pacifique en s’étalant dans un ciel bleuté
Où quelques rubans de nuages roses finissent de s’étirer vers le couchant.
Tout appelle à plus de douceur et à plus de baume sur les douleurs contenues.
Les pas s’équilibrent dans les sentiers menant vers les échos de solitude et de prière.
Les lueurs crépusculaires peu à peu donnent plus de violet à la nuit.
On entre dans la voie lactée par le mystère de la rêverie et du voyage hors du temps.
Le livre de nuit porte tous les symboles vivifiants et toutes les quêtes inaccessibles.
L’homme boit l’horizon, évangélise les peurs et fleurit les allégeances.
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